* Glossaire C

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CAPITALISATION BOURSIERE
(stock exchange valuation)
Valeur de l'entreprise obtenue en multipliant le cours de bourse par le nombre de titres. Les sociétés retenues pour déterminer l'indice CAC40 publié quotidiennement par la Bourse de Paris sont celles dont la capitalisation boursière est la plus importante.

Capital social
Montant des apports (en numéraire ou en nature) faits par les associés ou les actionnaires d'une société, et des bénéfices, réserves, primes d'émission ou d'apport incorporés au capital. Le capital peut être augmenté ou diminué au cours de la vie de la société.

CECEI
Comité des Établissements de Crédit et des Entreprises d'Investissement : émanation de la Banque de France, présidée par son Gouverneur, ayant pour mission de contrôler le bon fonctionnement du système financier et bancaire français.

COB
Commission des Opérations de Bourse Organisme public créé en 1967, la COB est chargée de veiller à la protection de l'épargne investie en valeurs mobilières et donc à l'information donnée aux investisseurs, de surveiller l'ensemble des marchés financiers et de proposer des mesures visant à améliorer le bon fonctionnement des marchés.

Comité Consultatif des Actionnaires
Ensemble d'actionnaires "personnes physiques" choisis par certains émetteurs pour les conseiller dans leur politique de communication à destination de l'actionnariat individuel. BNP Paribas a mis sur pied son Comité Consultatif des Actionnaires dès le premier semestre 2000, au moment de la fusion.

Compte d'Exploitation
source : communication financière d'Air France.
(Extrait et cité avec autorisation -Journal Actions de mai 2004)
Rubrique " A savoir "

Quand les chiffres parlent

Air France vient de publier ses comptes, arrêtés au 31 mars 2003.
Pour vous, Actions décortique le compte de résultat du Groupe et vous donne quelques clés pour mieux comprendre les principaux ratios.

1 - Chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaires correspond à l'ensemble des recettes générées par l'activité du groupe Air France dans les métiers passage, fret, maintenance et catering.
Le chiffre d'affaires est l'un des principaux indicateurs d'activité d'une entreprise. S'il progresse c'est le signe que l'activité s'est développée. La progression du chiffre d'affaires peut également provenir de l'acquisition de nouvelles sociétés, comme en 2001-02, exercice qui intégrait pleinement l'activité des filiales régionales acquises lors de l'exercice précédent.
Le chiffre d'affaires peut également être affecté, positivement ou négativement, par l'évolution des taux de change.

2 - Charges d'exploitation

Les charges d'exploitation correspondent à l'ensemble des dépenses nécessaires à l'activité du Groupe. Elles regroupent notamment les dépenses de carburant, les coûts de maintenance, les frais commerciaux, les redevances aéronautiques mais aussi les frais de personnel et les amortissements. En 2002-03, les charges d'exploitation se sont élevées à 12,5 milliards d'euros en hausse de 1,2%.
Les principaux postes concernent les frais de personnel (30,4% du chiffre d'affaires), les charges de carburant (10,8% du chiffre d'affaires) et les amortissements (9,4%).

3 - EBITDAR (Excédent brut d'exploitation
avant déduction des loyers opérationnels)

Ce solde intermédiaire permet de comparer la performance économique entre compagnies aériennes en supprimant les distorsions induites par les modes de financement de la flotte. En effet, les avions peuvent être soit détenus en pleine propriété, soit loués en crédit-bail ou encore en location opérationnelle. Chacun de ces modes de financement aura un impact différent sur le compte de résultat.
L'acquisition aura un impact sur le résultat d'exploitation par l'intermédiaire des amortissements et sur le résultat financier si cette acquisition est réalisée grâce à un emprunt. La location opérationnelle aura un impact sur l'excédent brut d'exploitation (EBE) et le crédit bail retraité un impact sur le résultat d'exploitation et le résultat financier.
Pour calculer l'EBITDAR, on ajoute à l'EBE (ou l'EBITDA) le montant des loyers opérationnels pour neutraliser tout impact du mode de financement de la flotte.

4 - Amortissements

Les achats de biens durables nécessaires à l'exploitation (avions, immeubles, équipements...) ne sont pas comptabilisés en charges dans le compte de résultat mais sont inscrits au bilan de l'entreprise. On dit qu'ils sont immobilisés.
Les immobilisations sont amorties chaque année par le biais d'une dotation (1,2 milliard d'euros en 2002-03) pour tenir compte de leur usure ou de leur obsolescence et permettre ainsi leur remplacement.
Les dotations aux amortissements ne donnent pas lieu à une sortie de trésorerie.

5 - Provisions

Les provisions servent à anticiper une dépense future dont le fait générateur est né au cours de l'exercice.
Les dotations aux provisions obèrent le résultat de l'exercice au cours duquel elles sont passées, afin d'éviter que les charges correspondantes n'influent sur les résultats des exercices au cours desquels elles seront effectivement comptabilisées.
La provision sera ensuite reprise en produits lors de la constatation effective de la charge correspondante, permettant ainsi de neutraliser l'impact sur le résultat. Au cours de l'exercice 2002-03, une provision pour l'arrêt de l'exploitation du Concorde de 59 millions d'euros a été passée.

6 - Résultat d'exploitation

Il est égal à la différence entre le chiffre d'affaires, c'est à dire les recettes générées par l'entreprise, et les charges engagées pour l'exploitation (charges externes, frais de personnel, amortissement et provisions). C'est le principal indicateur de la rentabilité d'une entreprise. Il exprime ce que l'entreprise gagne grâce à son activité principale avant l'impact des éléments financiers et exceptionnels.
Avant cessions aéronautiques, le résultat d'exploitation s'est élevé à 162 millions d'euros en 2002-03. Après un produit de cessions aéronautiques de 30 M€, il s'est élevé à 192 millions.

7 - Résultat financier

Il est égal à la différence entre les produits financiers et les charges financières. Les charges financières correspondent aux intérêts versés aux créanciers de l'entreprise (emprunts bancaires, obligations, locations en crédit-bail). En 2002-03, les frais financiers se sont élevés à 161 millions d'euros pour des produits financiers de 50 millions. Les produits financiers représentent les intérêts perçus sur les placements de trésorerie.
Le résultat financier comprend également le résultat de change (résultat positif de 62 M€ en 2002-03) et les provisions financières (charge de 36 M€).

8 - Amortissement des écarts d'acquisition

Les écarts d'acquisition correspondent à la différence entre le prix payé pour une acquisition d'une société et sa valeur comptable.
A l'instar des autres immobilisations inscrites au bilan (avions, immeubles...), les écarts d'acquisition font l'objet d'un amortissement annuel.

9 - Intérêts minoritaires

Les intérêts minoritaires représentent la quote-part du résultat net des filiales consolidées par intégration globale qui revient aux actionnaires minoritaires de ces filiales et non à la société mère.

10 - Résultat net part du groupe

Le résultat net traduit l'enrichissement ou l'appauvrissement de l'entreprise au cours de l'exercice. Il s'agit en fait de la part résiduelle du résultat d'exploitation revenant aux actionnaires après résultat financier, opérations exceptionnelles et impôts.
Ce résultat net peut être distribué sous forme de dividendes, ou mis en réserves, et augmenter ainsi le montant des capitaux propres de l'entreprise.
Au cours de l'exercice 2002-03, Air France a ainsi dégagé un résultat net part du groupe positif de 120 millions d'euros. Il sera proposé lors de l'Assemblée générale d'en distribuer une partie aux actionnaires sous forme de dividende (0,06 euro par action).

Conseil des Marchés Financiers
Organisme professionnel qui élabore les règlements des marchés financiers, notamment des Bourses de valeurs ; il a d'ailleurs remplacé en juillet 1996 le Conseil des Bourses de Valeurs (CBV) et le Conseil du Marché à Terme. Il fixe en particulier les dispositions concernant le fonctionnement des marchés (et parmi celles-ci, celles propres aux opérations publiques - OPA/E, OPV, OPR/RO, etc.) et les règles de déontologie que doivent respecter les intervenants. C'est donc lui l'autorité qui gouverne les marchés financiers, et qui sanctionne en ce domaine, toute infraction aux lois et règlements applicables aux intervenants sur ces marchés.

Cotation
La cotation permet de déterminer le cours d'un titre, c'est-à-dire son prix sur le marché à un instant donné. La cotation peut être soit en continu, soit au fixing, pour les valeurs de faible liquidité. La cotation en continu enregistre une succession de prix tout au long de la journée (9 h - 17 h 30). Le principe de ce marché repose sur l'exécution des ordres en temps réel et a pour avantage de suivre les évolutions du marché au plus près.

Coupon
Le coupon représente le droit du propriétaire d'un titre à encaisser une somme correspondant au revenu distribué de cette valeur pour un exercice donné.

CVG
(Certificat de Valeur Garantie)
Instrument financier, émis généralement dans le cadre d'un rapprochement entre deux sociétés (OPA/OPE), afin de garantir la valeur d'un titre sous-jacent à une date prédéterminée ; il permet donc à l'actionnaire de la cible de recevoir une somme égale à la différence, si elle est positive, entre le prix proposé lors de l'OPA/OPE, et un cours "de référence".

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