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L'ADASRAF
a écrit à Monsieur Francis MER,
Ministre de l'Economie et des Finances et de l'Industrie. Roissy, le 17 juin 2003 Monsieur le Ministre, La société AIR FRANCE a annoncé, en présentant les résultats de son dernier exercice 2002/2003 à la presse, qu'elle proposerait à la prochaine Assemblée Générale des actionnaires, le versement d'un dividende de 6 centimes d'euro (plus l'avoir fiscal). Si le versement d'un dividende peut être interprété comme la rémunération du capital investi par la distribution d 'une partie des bénéfices, encore faut-il que cette initiative ait du sens. Il nous semble que l'ensemble des frais de traitement d'une telle opération, qui n'a par ailleurs aucun caractère obligatoire, avec en regard la valeur symbolique du dividende, ne justifient pas son versement en cette année particulière. Qui plus est son montant total est sans commune mesure avec les très nombreux besoins de financements actuels de l'Etat. Nous enregistrons dans le même temps des risques de déstabilisation sociale interne - si même les premiers troubles sont colmatés par une prime incitative que le montant brut rend aussi symbolique - qu'une telle mesure n'a pas manqué de générer : il n'y a pas de versement de la participation aux bénéfices et l'on suspend le versement de l'intéressement..
Enfin, nous ne manquons pas de relever à ce propos la contradiction consistant à agir pour obtenir le versement d'un dividende par sa compagnie nationale publique, et de prendre toutes les dispositions pour accompagner le processus rapide de privatisation que nous jugeons inappropriée aux intérêts même de l'entreprise en cette période. Dans l'attente d'une éventuelle réponse, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre très haute considération.
________________________________________________ Monsieur
Christian PARIS Roissy, le 17 juin 2003 Monsieur le Président, Dans le cadre de l'ouverture du capital de la Société AIR FRANCE, la majorité des pilotes a souscrit à l'échange salaire contre actions de la Compagnie. De ce fait, la catégorie professionnelle que vous représentez est le second actionnaire collectif de l'entreprise. La Société AIR FRANCE a annoncé, en présentant les résultats de son dernier exercice 2002/2003 à la presse, qu'elle proposerait à la prochaine Assemblée Général des actionnaires, le versement d'un dividende de 6 centimes d'euro (plus l'avoir fiscal). Si le versement d'un dividende peut être interprété comme la rémunération du capital investi par la distribution d 'une partie des bénéfices, encore faut-il que cette initiative ait du sens. Dans le contexte actuel les résultats de la Compagnie sont aussi bons que possible. Mais la précarité du transport aérien mondial nous incite à la prudence. Nous sommes soucieux, comme salariés et actionnaires, de préserver les fondamentaux qui permettent de financer la politique industrielle et commerciale de demain. Il nous semble que l'ensemble des frais de traitement d'une telle opération, qui n'a par ailleurs aucun caractère obligatoire, avec en regard la valeur symbolique du dividende, ne justifient pas son versement en cette année particulière. Nous enregistrons dans le même temps des risques de déstabilisation sociale interne - si même les premiers troubles sont colmatés par une prime incitative que le montant brut rend aussi symbolique - qu'une telle mesure n'a pas manqué de générer : il n'y a pas de versement de la participation aux bénéfices et l'on suspend le versement de l'intéressement. Nous pensons qu'avec un peu de recul, les fonds dont vous assurez la présidence, et donc la représentation en assemblée générale, voteront contre la 3 ème résolution. Un tel geste montrerait à tous les salariés actionnaires et aux petits porteurs individuels que l'intérêt de l'entreprise est de ne pas distribuer de dividende pour l'exercice 2002/2003 et de les réinvestir dans l'entreprise. Une telle mesure serait comprise et approuvée par la majorité des actionnaires. Enfin compte tenu du volume d'actions que vous représentez, vous avez la possibilité de proposer une résolution au vote de l'Assemblée Générale pour demander le retrait de la troisième résolution de l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Générale.
Nous ne manquons pas de relever, à ce propos, la contradiction consistant à approuver le versement d'un dividende par sa compagnie nationale publique, et de prendre toutes les dispositions pour accompagner le processus rapide de privatisation. Nous entamons une démarche identique auprès de l'actionnaire majoritaire pour qu'il renonce, par son vote négatif, au versement du dividende. Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre parfaite considération. Martine LAMANDE ADASRAF
19 janvier 2003 Messieurs les Présidents, Nous
vous remercions à nouveau d'avoir pris l'heureuse initiative
d'entendre les associations d'actionnaires minoritaires, qu'ils le
soient à titre privé ou au titre de salarié d'une
entreprise. 1° Proposition améliorant la compréhension de la création de valeur des entreprises 1.1 Contenu de l'information financière rétrospective L'annexe fait partie intégrante des comptes annuels et devrait être complétée d'informations obligatoires. Par exemple, la compréhension de la formation des résultats gagnerait par une analyse systématique de type Volume/Prix. A cet égard, une méthode du type " Compte de surplus " mise au point par le CERC et recommandée par l'Ordre des Experts Comptables, serait, quoi qu'en pensent certains, tout à fait pertinente pour la grande majorité des entreprises. Les petits porteurs disposent rarement de présentation pédagogique. L'obligation de présenter un diagramme des Flux Financiers à fait ses preuves et est particulièrement appréciable pour une vision synthétique de la formation des différents types de résultats. La présentation de résultats trimestriels, réclamés par le marché, a des effets pervers pour les entreprises qui, à l'instar des compagnies aériennes, sont à cycle long. Chaque profession pourrait très certainement recommander de présenter, en plus des résultats annuels, des résultats (en valeur actuelle) rétrospectifs pluriannuels.
Il est à déplorer que les entreprises ne publient que des informations partielles sur leur avenir. Les
entreprises devraient présenter obligatoirement des comptes
prévisionnels. Le triptyque classique " Compte de résultats, Bilan et tableau de financement sur 3 ans " (business plan) permettrait aux actionnaires de disposer des mêmes informations que ce que l'entreprise est amenée à fournir aux établissements financiers.
2.1 Comité d'Audit Le comité d'audit devrait être composé d'experts reconnus par tous les partenaires de l'Entreprise . Faire reconnaître le principe du secret des délibérations avec possibilité pour le comité de disposer de toutes les informations internes (donc non publiques) de la part de l'entreprise. L'inobservation du devoir de réserve pourrait être poursuivi dans le cadre des dispositions sur le délit d'initié. 2.2 Les Commissaires aux Comptes Obligation est faite aux entreprises d'avoir deux Commissaires aux Comptes complémentaires). Le fait que les grandes entreprises proposent aux Assemblées Générales des Commissaires aux Comptes ayant des grandes signatures avec des méthode et des structures strictement équivalentes (" Big Six ") constitue en pratique un appauvrissement de la fonction contrôle externe. Il serait plus heureux de recommander un grand cabinet un petit cabinet d'expertise. Ces mêmes Big Six ayant été souvent retenus, ou pouvant l'être, par les entreprises avec des missions de conseil d'organisation, on peut craindre une perte d'indépendance et de neutralité. 2.3 Les structures de surveillance Les
FCP, et plus particulièrement encore ceux constitués
d'épargne salariale en action d'entreprise, devraient disposer
d'un Conseil de surveillance uniquement constitués de partenaires
sociaux et de représentants des salariés actionnaires,
avec des sièges protégés pour ces derniers Il
conviendrait d'abaisser le seuil du nombre de droits de vote pour
le dépôt de résolution. 3. Proposition pour améliorer la communication financière auprès des salariés et retraités actionnaires. 3.1 Donner un statut aux représentant des salariés actionnaires distinct de celui qui est le lot des partenaires sociaux. 3.2 Faire que l'Entreprise attribue des moyens pour communiquer (trimestriellement plus une campagne à chaque élection de représentants d'actionnaires salariés). Pour cela l'entreprise doit communiquer aux associations représentatives la liste, à jour, sous une forme sans ressaisie, des salariés actionnaires (le cas échéant sous forme de fichier avec les adresses Intranet / Internet lorsqu'elle dépasse 100 personnes). Dans le cadre éventuel de régulation de la communication directe de ces adresses postales et/ou électroniques, assumer les frais 1 fois par trimestre (et à chaque campagne) de la sous-traitance de la banque généralement en charge de la gestion des élections, ce qui garantirait la confidentialité des fichiers si cela s'avérait nécessaire. Une information générique des associations d'actionnaires salariés sur le site intranet de l'entreprise permettrait par ailleurs aux salariés une démarche volontaire d'information.
4.1 Le but recherché est la crédibilisation de l'épargne salariale, c'est à dire de l'épargne confiée par les salariés qui, sur une base volontaire, entendent soutenir la stratégie de leur entreprise, sans pour autant hypothéquer leur avenir et leur épargne. Il serait judicieux de rendre obligatoire la mise en uvre de systèmes de garantie permettant d'assurer aux salariés épargnants la restitution minimum de leur épargne. 4.2 Enfin il faudrait encourager, par des mesures incitatives, la fidélisation des salariés épargnants, notamment à l'échéance des périodes d'indisponibilité. En espérant, par ces propositions, avoir apporté quelque contribution, et restant à votre entière disposition, nous vous prions, Messieurs les Présidents, de bien vouloir agréer l'expression de notre haute considération. Martine Lamandé __________________________________________________ NOUS L'AVONS FAIT, DIT OU ECRIT.......................
Monsieur
Jean Cyril SPINETTA Boulogne, le 27 août 2001
· Les droits de vote et de participation sont des droits primordiaux pour l'actionnaire qui plus est salarié, dont la Compagnie a souhaité développer l'émergence. Quelles mesures la Compagnie met-elle en uvre pour faciliter la participation des salariés actionnaires aux Assemblées Générales ? · La dixième résolution permet à la Société de pouvoir racheter jusqu'à concurrence de dix pour cent de ses propres actions. Celles-ci peuvent, éventuellement, être attribuées aux salariés de la Société et du Groupe. Au-delà des actions qui pourraient être réservées aux seuls PNT désirant exercer leurs droits spécifiques (bons de souscription en actions), envisagez-vous de saisir cette opportunité pour faire une opération globale en faveur de tous les salariés de la Société et du Groupe ? · Depuis
l'exercice 1999/2000, la Société distribue de l'intéressement
aux personnels compte tenu d'un accord d'entreprise, et au vu des résultats,
sur des objectifs définis. Nous constatons que l'abondement proposé
par la Compagnie est modeste comparativement à de nombreuses
autres sociétés. Cet abondement n'est possible qu'au seul
moment du versement de la prime d'intéressement dans le Fonds
MAJORACTIONS par le salarié bénéficiaire. Les versements
volontaires durant le reste de l'année ne bénéficient
pas de cette disposition. . Nous le regrettons et espérons que
la Compagnie va réformer cette limitation qui ne contribue pas
au développement de l'actionnariat salarié. · Nous
souhaitons, dans le cadre du Gouvernement d'Entreprise, la création
d'un Comité des Rémunérations chargé d'examiner
et de proposer les rémunérations annuelles et accessoires
des cadres dirigeants et de vous-même. Il nous parait surprenant
que l'Etat entende continuer à fixer la rémunération
du Président, mandataire social de notre Société,
alors qu' il pourrait le faire normalement, comme actionnaire majoritaire,
en participant à ce Comité ad hoc. · Le volet social de votre politique a été fondé, depuis votre arrivée, sur la recherche d'un apaisement social par la négociation et par la voie contractuelle avec les différentes catégories professionnelles. Plusieurs accords arrivent à échéance à très court terme. Quelles sont vos réflexions en la matière ? Et quelles sont les actions que vous prévoyez avec les représentants du personnels, élus à cet effet. · Quels moyens entendez-vous accorder à vos administrateurs représentant les salariés actionnaires afin qu'ils puissent être en relation avec leurs mandants ? · La presse s'est faite l'écho, ces dernières semaines, de plusieurs projets concernant la Compagnie en matière de coopération ou de prise de participation financière. Nous souhaitons que vous fassiez le point sur l'évolution du dossier alliance SKYTEAM avec l'arrivée de plusieurs nouveaux partenaires en 2001 : ALITALIA et CSA, les perspectives d'extension de cette alliance globale ainsi que les autres projets de coopération. · Des articles de presse ont aussi évoqué le souhait de certaines compagnies de rejoindre l'Alliance, par exemple AEROFLOT. Avez des commentaires ou des informations concernant ces affirmations. · Tous les administrateurs de la Société sont-ils actionnaires de celle-ci ?
Martine
LAMANDE
HISTORIQUE
DE NOS ACTIONS
Durant ces cinq dernières années, comme pendant les dix ans qui les ont précédés, notre association, outre le fait d'être systématiquement présente et d'intervenir avec plusieurs de ses membres à chaque Assemblée Générale des Actionnaires, a pris des initiatives : JUILLET 1996 : COMMUNIQUE DE PRESSE à la suite de l'annonce de la fusion AIR FRANCE/AIR FRANCE EUROPE OCTOBRE 1996 - Première élection de l'Administrateur représentant les salariés actionnaires (collège unique PNT-PNC-PS) : nous avions présenté la candidature de notre Présidente, Martine LAMANDE. Vous aviez fait en sorte qu' elle soit dans le tout premier peloton de la primaire. Une centaine de candidats. Pour la sélection finale nous avions interpellé les trois candidats restés en lice après le premier tour, afin qu'ils prennent en compte ce que déjà vous nous aviez demandé de défendre et de représenter. AVRIL 1997 : Intervention auprès de l'Administrateur judiciaire chargé de la liquidation de la SCMO pour contester le manque de diligence et le retard enregistré pour la répartition des actions AIR FRANCE devant revenir à chaque ayant droit. OCTOBRE 1997 : Démarche auprès du Président SPINETTA pour la prise en charge par la Compagnie des droits de garde pour les titres acquis dans le cadre de l'échange réduction de salaire contre actions (1995/1997) et au titre de la liquidation de la SCMO. JUIN 1998 : Communiqué de presse à l'issue du conflit des PNT. FEVRIER 1999 : Large expression de l'Association sur l'ouverture du capital. OCTOBRE/NOVEMBRE
1999 : Lettres
au Président SPINETTA rappelant nos questions posées en
Assemblée Générale des Actionnaires qui n'avaient
pas reçu de réponse en séance. Les questions portaient,
en particulier, sur la stratégie de l'entreprise : nous suggérions
une stabilité de l'organisation interne pour ne pas pénaliser
l'efficacité, nous souhaitions connaître qu'elle était
les perspectives d'alliance en Europe pour SKYTEAM après la défection
d'AUSTRIAN dont nous sommes d'ailleurs un actionnaire très minoritaire,
et les perspectives de coopération en Afrique. JUIN 2000 : lettre au Président SPINETTA pour suggérer que les administrateurs représentant les salariés actionnaires et les associations siègent au Comité Consultatif des Actionnaires. Nous faisions part au Président de notre regret quant au retard pris pour le remplacement de l'administrateur représentant les salariés actionnaires dont le siège était vacant depuis plus de 18 mois. AOUT
2001 : lettre
au Président SPINETTA pour lui faire part des carences et mesures
préjudiciables AOUT 2001 : COMMUNIQUES DE PRESSE de l'Association donnant notre position sur l'alliance AIR FRANCE/ ALITALIA et sur l'indispensable prise d'initiative par les pouvoirs publics pour alléger les contraintes actuelles pesant sur le développement de ROISSY et ORLY, et ce dans l'attente de la mise en service éventuelle du troisième aéroport dans le Bassin Parisien.
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